Desa bayung gede 2

Le village au cimetière de placentas à Bali

À Kintamani encerclé par les nuages et la fôret se trouve le village de Bayung Gede qui date d'une dizaine de siècles et qui a gardé malgré le temps qui passe les traditions établies par son fondateur. 

HISTOIRE DE L'ORIGINE DE CE VILLAGE

On croit qu'il est le premier village des Bali Mula, les premiers habitants de Bali. Les Bali Aga étant considérés comme plus modernes et plus influencés par les Majapahit contrairement aux Bali Mula. 

Le fondateur de ce village était Ida Dukuh Lingsir qui vient aves ses 11 disciples. Ils étaient tous forts d'où le nom du village Bayung Gede qui signifie grande force. On ne sait pas d'ouù venaient ces 11 personnes on sait juste que Ida Dukuh Lingsir atteignit le moksa, il n'y avait pas de corps quand il mourrut, c'est comme si il s'était évaporé. Le moksa est la libération de l'âme du cercle de réincarnation sela la croyance hindou.

Protégés par une clôture en bambous les gens de Bayung Gede ne furent pas dérangés durant des milliers d'années (cela me fait penser à certaines scènes du film King Kong pas vous ? ) La jungle qui entoure le village de Banyung Gede est considérée comme lieu sacré, pour les habitants c'est leur temple original leurs rituels restant ainsi inchangés. 

 

APERÇU DE RITUELS DU VILLAGE 

Un de ces rites qui existent toujours à ce village est celui du placenta. Au point le plus au sud du village il y a un jardin avec des arbres bukak qui est le lieu où sont accrochés les placentas. Lavé dans des eaux parfumées de fleurs le placenta est placé dans une noix de coco puis accroché à un arbre bukak. 

En n'enterrant pas le placenta comme il est coutume de faire dans la plupart des Balinais hindous le peuple de Bayung Gede s'assure ainsi que les maisons restent pures. Ils font aussi cela pour que les hommes religieux du village puissent entrer dans n'importe quelle maison sans avoir à se purifier. Le placenta étant considéré comme impure car mélangé au sang. Quand la noix de coco est suspendue une brance de l'arbre est alors coupée pour que la sève s'en échappe car les habitants de ce village croient que celle ci absorbre l'odeur de décomposition.

En rapport avec la mort il y a des rituels particuliers dans ce village par exemple  si la personne décédée est une femme alors son corps sera brûlé dans une position où elle regarde vers le haut parce que la femme est le symbole de la terre et qu'elle doit être brûlée en faisant face au ciel. Tandis que l'homme lui son corps est brûlé face cachée car il est un symbole du ciel.

Quand les gens n'ont pas assez d'argent pour procéder à une crémation le corps est enterré en attendant que la famille ait la somme nécessaire pour cela, ou en attendant la prochaine crémation collective qui permet de réduire les coûts. Dans ce village les morts ne sont pas déterrés pour la crémation contrairement à la plupart des villages à Bali qui ont été influencés par les Majapahit dans les anciens temps. 

À Bayung Gede l'âme du mort est envoyée au paradis par la fumée d'un bovin brûlé, une vache si le défunt est une femme et un taureau si c'est un homme. Une partie de la viande cuite est utilisée pour les offrandes et l'autre partie est partagée avec la famille et amis après la cérémonie. 

Il y a plein d'autres traditions uniques à ce village. Par exemple une personne qui vient de se marier a interdiction d'entrer dans la cour de la maison et n'est plus considérée comme habitant de Bayung Gede tant qu'elle n'a pas payé au village une dotte de 2 vaches et fait un jeûne. Les mariées doivent aussi faire une procession Penyekeban en vivant dans une petite hutte au bout du village. 

La polygamie est interdite dans ce village et si une personne viole cet interdit elle est alors bannie et perd son droit de propriété car les habitants croient que la polygamie amènerait des castrastrophes à Banuyng Gede. 

Il est aussi interdit de se marier avec un cousin. Si un couple de cousins souhaite se marier ils devront manger dans une sorte de mangeoire en bambous, et manger directement avec la bouche sans s'aider de leurs mains. Quant à leurs enfants ils n'auront pas le droit de participer aux activités religieuses.

Les toits des maisons à Bayung Gede sont faites de tuiles de bambou entrelacées. Quand de nouveaux toits sont nécessaires les familles et amis se rassemblent pour se partager le travail et pour l'occasion un encas spécial est préparé : jajan lukas fait de riz noir collant. Il symbolise que le toit sera fort et collera longtemps à la maison. 

Une autre caractéristiques de ce village est que là bas les castes n'existent pas. 

 

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